Rentrée littéraire 2022 : retour vers le futur

Dernière mise à jour : 30 août

Gao Xingjian extrait de son discours de réception du prix Nobel 2000

Aujourd’hui particulièrement, où l’économe de marché envahit tout, les livres sont aussi devenus des produits commerciaux. Sans même parler du cas de l'écrivain isolé, les groupes et les mouvements littéraires disparaissent totalement, confrontés au marché aveugle et sans limites. Si l’écrivain refuse de se plier aux lois du marché, s’il veut créer sans se trouver dans l’état de briquer ses produits culturels pour satisfaire au goût de la mode, il ne peut pas ne pas se chercher un autre moyen d’existence. La littérature n’a rien à voir avec les best-sellers et les tableaux des ventes, et les médias font plus de cas de la publicité que des écrivains. La liberté de création n’est ni une faveur ni une chose que l’on peut acheter, elle vient avant tout d’un besoin intérieur de l’écrivain lui-même. Plutôt que de dire que le bouddha est en toi, je dirai que la liberté est en toi, reste à savoir si tu t’en sers. Si tu te sers de la liberté en échange d’autre chose, comme l’oiseau, elle s’envolera.


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